La Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août, met en lumière l’importance de l’assistance apportée aux populations vulnérables à travers le monde. En République démocratique du Congo, particulièrement dans l’Est du pays, cette journée intervient dans un contexte marqué par la persistance des conflits, des déplacements de populations et de nombreuses difficultés d’accès aux services essentiels.
Au Sud-Kivu, la crise humanitaire demeure préoccupante. Plusieurs familles sont confrontées aux déplacements forcés, à l’insécurité, à la pauvreté ainsi qu’aux difficultés d’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé.
Dans une interview accordée à notre rédaction ce mercredi 19 août 2026, David Cikuru, acteur social, indique que la persistance de la crise sécuritaire contribue à l’augmentation du nombre de personnes déplacées internes dans la province. Selon lui, le Sud-Kivu comptait déjà environ 1,2 million de personnes déplacées internes au début de cette année.
Pour cet acteur social, la Journée mondiale de l’aide humanitaire constitue également une occasion de rendre hommage aux travailleurs humanitaires et aux volontaires qui continuent d’apporter leur assistance aux populations vulnérables, malgré les risques liés à leur travail sur le terrain.
David Cikuru souligne que les besoins restent nombreux, notamment dans les zones affectées par les violences.
« Les plus grandes urgences humanitaires auxquelles fait face la population sont la sécurité et la protection des civils, notamment dans les zones touchées par la violence, l’aide aux personnes déplacées qui ont besoin de nourriture, d’abris et de protection, l’accès à l’eau potable, l’accès aux soins de santé ainsi que la protection des femmes et des enfants qui sont particulièrement vulnérables », a-t-il déclaré.
À l’occasion de cette journée, les acteurs sociaux appellent ainsi à renforcer l’assistance humanitaire en faveur des populations affectées par les conflits au Sud-Kivu. Ils insistent également sur la nécessité de garantir la sécurité des civils et des travailleurs humanitaires afin de permettre une réponse efficace aux besoins des communautés les plus vulnérables.
Marie-Thérèse RIZIKI
