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Femme et ses droits : KJN plaide pour la déconstruction des barrières socioculturelles au Sud-Kivu

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À l’occasion du mois dédié aux droits des femmes, plusieurs voix s’élèvent pour rappeler l’importance de promouvoir l’égalité et de renforcer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. À Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, les acteurs de la société civile insistent sur la nécessité de briser les barrières qui freinent encore l’épanouissement des femmes au sein de la communauté.

Considérées comme un pilier de l’économie locale, les femmes jouent un rôle déterminant dans la vie sociale et économique. Pourtant, leur contribution demeure souvent invisible, alors même qu’elles figurent parmi les premières victimes de la crise qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo.

Parmi les défis majeurs auxquels elles font face figurent notamment l’accès limité aux instances de prise de décision, la précarité économique ainsi que l’impunité face aux violences dont elles sont victimes.

Dans une interview accordée ce vendredi 06 mars 2026, Limba Nyakura, coordinatrice de Karibu Jeunesse Nouvelle (KJN), a souligné que la déconstruction des barrières socioculturelles reste l’un des principaux défis pour les femmes et les jeunes filles. Selon elle, leurs droits sont encore trop souvent perçus comme une importation extérieure, alors qu’ils constituent les fondements d’une société équilibrée et inclusive.

Face à cette réalité, l’organisation KJN se donne pour mission de défendre les droits des femmes et de promouvoir leur autonomisation à travers des actions de sensibilisation, de plaidoyer et d’accompagnement.

« Chez KJN, l’objectif est clair : éveiller les consciences, faire du plaidoyer et autonomiser les femmes afin qu’elles deviennent des leaders dans leurs propres projets de vie. À toutes les femmes, ne demandez pas la permission d’exister ou de réussir. Ensemble, nous sommes une force que rien ne peut arrêter », a déclaré Limba Nyakura.

Au-delà de la célébration, le mois de mars se veut ainsi un moment de réflexion et d’engagement collectif pour rappeler la puissance, la résilience et la contribution essentielle des femmes dans la construction d’une société plus juste.

Marie-Thérèse Riziki

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