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Bukavu : recrudescence des cas d’enfants égarés dans plusieurs coins de la commune de Bagira

ByElie Munike

Fév 12, 2026 #Bagira, #KJN
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Depuis plusieurs jours, une situation préoccupante liée à la disparition temporaire d’enfants est observée dans plusieurs quartiers de la commune de Bagira, à Bukavu. Ce phénomène, de plus en plus récurrent, suscite l’inquiétude au sein de la population, en particulier chez les parents.

Dans un entretien accordé à la web radio KJN, Blaise Musole, acteur de la société civile de Bagira, indique que selon ses constats, des enfants âgés d’environ dix ans sont retrouvés égarés presque chaque semaine, parfois très loin de leurs domiciles habituels.

D’après lui, cette situation serait en partie liée aux mouvements de population provoqués par l’insécurité dans certains villages environnants. Des enfants, fuyant les violences avec leurs familles ou parfois séparés de celles-ci, arrivent à Bukavu et se livrent à diverses activités informelles. Parmi elles, la recherche de marchandises communément appelées « mabendé ». Ne maîtrisant ni la ville ni ses quartiers, ces enfants se retrouvent facilement désorientés.

« Nous appelons les parents à bien surveiller les mouvements de leurs enfants, car vu le contexte actuel, il y a des risques d’enlèvement. Certains enfants peuvent aussi se noyer, notamment ceux qui fréquentent le lac en pensant y trouver des “mabendé” de bonne qualité. Nous demandons également aux cadres de base de poursuivre la sensibilisation afin que les parents assument pleinement leur responsabilité », a déclaré Blaise Musole.

Ce phénomène met en lumière la vulnérabilité croissante des enfants à Bukavu. L’instabilité sécuritaire dans les territoires voisins entraîne des déplacements de populations, augmentant ainsi le nombre d’enfants exposés à la séparation familiale et aux dangers urbains.

Face à cette réalité, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation communautaire renforcée, à la vigilance parentale et à un encadrement accru des enfants afin de prévenir d’éventuels drames.

Marie-Thérèse RIZIKI

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