L’organisation SOS Handicap a organisé, ce vendredi 9 octobre 2026, à l’École primaire Lumumba, dans la commune de Bagira, une séance consacrée à l’élaboration des plans de sensibilisation communautaire et à l’évaluation des acquis de l’atelier de vulgarisation des instruments juridiques relatifs à la protection des droits des personnes handicapées.
Maître Fikiri Buhendwa, coordinateur de SOS Handicap, a fait savoir que les personnes handicapées continuent de subir diverses formes de discrimination, particulièrement dans le domaine de l’héritage familial, et que certaines sont privées de leurs droits successoraux, même lorsqu’elles occupent le rang d’aîné au sein de leur famille.
Il a particulièrement dénoncé la situation des femmes, souvent exclues du partage de l’héritage en raison de leur sexe ou de leur handicap. Pour lui, ces pratiques discriminatoires doivent être combattues à travers une implication accrue des acteurs sociaux et communautaires.
« Les acteurs sociaux doivent beaucoup s’impliquer et jouer un rôle pour sensibiliser et montrer au public que ne pas considérer la femme ou une personne handicapée comme héritière d’une famille est une pratique discriminatoire », a déclaré Maître Fikiri Buhendwa.
Le coordinateur de SOS Handicap a également insisté sur la nécessité d’élaborer des plans de sensibilisation adaptés, capables de toucher un grand nombre de personnes. L’objectif est de renforcer la connaissance des droits des personnes handicapées et de favoriser leur respect au sein des familles et de la communauté.
Mise en œuvre dans la commune de Bagira par les organisations ADED, SOS Handicap, APACH et AFEM, cette activité s’inscrit dans le cadre du programme TUNAFASI. Elle entend contribuer à une meilleure appropriation des instruments juridiques relatifs à la protection des personnes handicapées et à la promotion d’une société plus inclusive, fondée sur l’égalité des droits et la lutte contre toutes les formes de discrimination.
Marie-Thérèse RIZIKI
