Les épreuves de l’Examen d’État ont officiellement débuté ce lundi 22 juin 2026 sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Malgré un contexte sécuritaire encore préoccupant dans l’Est du pays, les finalistes ont répondu présents à ce rendez-vous décisif qui marque une étape importante vers l’enseignement supérieur.
Dans la ville de Bukavu, particulièrement dans la commune de Bagira, les candidats ont affiché une détermination remarquable dès le premier jour des épreuves. Une ronde d’observation effectuée par KJN Média dans différents centres de passation a permis de constater une forte mobilisation des élèves, venus nombreux affronter cet examen qui ouvre les portes du parcours universitaire.
Dans la plupart des centres visités, les examens se sont déroulés dans le calme et sans incident majeur. Si certains candidats ont estimé que les questionnaires étaient relativement difficiles, d’autres ont affirmé avoir donné le meilleur d’eux-mêmes dans l’espoir d’obtenir des résultats satisfaisants.
Au centre d’examen du Lycée Nyakavogo, deux élèves ont passé les épreuves malgré un état de santé préoccupant, témoignant ainsi de leur volonté de ne pas manquer cette échéance cruciale pour leur avenir académique.
Par ailleurs, tous les centres observés ont appliqué les mesures barrières recommandées dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola qui sévit dans la région. Cette vigilance vise à garantir la sécurité sanitaire des candidats, des surveillants et de l’ensemble du personnel impliqué dans l’organisation des examens.
Au sortir des salles, les impressions des élèves étaient diverses. Certains peinaient à qualifier les épreuves de faciles ou difficiles, tandis que d’autres ont particulièrement exprimé leurs inquiétudes face au français jugé complexe par plusieurs candidats interrogés.
Pendant les quatre jours que dureront les examens, les finalistes sont appelés à faire preuve de discipline, à éviter les antivaleurs et à rester pleinement concentrés sur leurs épreuves. Les éducateurs rappellent que ces examens représentent un tournant majeur dans la vie des jeunes, dont dépend en grande partie leur avenir professionnel et leur contribution au développement du pays.
À travers leur courage et leur persévérance, les finalistes de Bagira démontrent que, malgré les difficultés, la jeunesse congolaise demeure porteuse d’espoir et déterminée à bâtir un avenir meilleur pour la République démocratique du Congo.
Par Elie Munike David
