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Sud-Kivu : les enseignants retraités dénoncent des pensions dérisoires et des mois d’arriérés impayés

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À l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement célébrée le 30 avril en République démocratique du Congo, les enseignants retraités du Sud-Kivu ont tiré la sonnette d’alarme sur la précarité grandissante de leurs conditions de vie.

Par la voix de leur président, Bahizire Ngandira, à la tête de l’Association des retraités du secteur de l’enseignement (ARSKI), ces anciens professionnels de la craie dénoncent des pensions largement insuffisantes face à la hausse du coût de la vie.

Selon lui, un enseignant retraité le moins gradé perçoit environ 50 000 francs congolais par mois, tandis que le plus gradé, avec une carrière allant de 40 à 60 ans, touche entre 100 000 et 170 000 francs congolais. Des montants qui, affirme-t-il, ne permettent pas de couvrir les besoins essentiels tels que le logement, les soins de santé ou encore l’alimentation d’une famille, même pour une semaine.

À cette situation déjà difficile s’ajoutent des retards de paiement. Les retraités affiliés à la TMB accusent jusqu’à 14 mois d’arriérés de pension, tandis que ceux dépendant d’autres institutions bancaires cumulent environ 5 mois de retard. Une situation aggravée, selon eux, par l’expiration de nombreuses cartes bancaires, compliquant davantage l’accès aux maigres ressources disponibles.

Face à cette réalité, les enseignants retraités appellent les autorités compétentes, notamment la CNSSAP et le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, à agir en urgence. Ils exigent la régularisation des arriérés, la revalorisation des pensions et la mise en place de solutions pratiques de paiement, telles que le renouvellement des cartes bancaires ou le recours au paiement mobile, afin de soulager une catégorie sociale de plus en plus vulnérable.

 Marie-Thérèse RIZIKI

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