Dans plusieurs familles du Sud-Kivu, la question de l’héritage demeure une source d’inégalités entre les enfants. Les jeunes filles, souvent écartées au profit de leurs frères, peinent encore à faire valoir leurs droits dans de nombreuses communautés, particulièrement en milieu rural.
Lors d’une interview accordée mercredi 18 mars 2026, Peter Bahaya, point focal de l’association KJN dans le territoire de Walungu, a dénoncé la persistance de pratiques coutumières qui défavorisent les filles dans le partage des biens familiaux.
Selon lui, dans certaines familles, l’héritage est encore perçu comme une prérogative des garçons. Une perception qui contribue à maintenir et renforcer les inégalités entre les enfants d’une même famille.
« Dans plusieurs familles, les biens sont majoritairement attribués aux fils, tandis que les filles sont reléguées au second plan. Cette situation est souvent liée au manque d’information et à la persistance de certaines pratiques coutumières », a-t-il expliqué.
Face à cette réalité, Peter Bahaya plaide pour une intensification des actions de sensibilisation auprès des familles afin de promouvoir l’égalité des droits entre filles et garçons. Il souligne également l’importance d’impliquer les autorités coutumières dans ce processus, afin d’encadrer les pratiques liées à l’héritage et de favoriser une répartition plus équitable des biens.
Alors que les conflits liés à l’héritage restent fréquents au sein de nombreuses familles, les parents sont appelés à anticiper ces situations en procédant, de leur vivant, à un partage équitable de leurs biens. Une démarche qui pourrait contribuer à prévenir les tensions et à garantir la justice entre tous les enfants.
Marie-Thérèse RIZIKI
