• dim. Juin 28th, 2026

Entre crise et débrouillardise : le petit capital qui nourrit les rêves des jeunes à Bukavu

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Alors que les conflits et les difficultés économiques continuent de s’intensifier dans le Grand Kivu, de nombreux jeunes choisissent la résilience. Malgré un contexte incertain, certains décident d’agir et de transformer leur quotidien, parfois avec très peu de moyens.

À Bukavu, 100 dollars américains peuvent sembler modestes, mais pour plusieurs jeunes, cette somme représente une véritable opportunité. Elle peut constituer un point de départ vers une activité génératrice de revenus et offrir une chance de vivre dignement.

C’est le cas d’Arlette Birindwa, une jeune entrepreneure de la commune de Bagira. Elle témoigne qu’il n’est pas toujours nécessaire de disposer d’un grand capital pour se lancer dans les affaires.

« Selon mon expérience, avec 100 dollars on peut entreprendre. C’est déjà beaucoup d’argent. Moi, j’ai commencé avec 30 dollars. J’ai acheté deux douzaines de sous-vêtements et, petit à petit, j’ai réussi à gagner 10 dollars de bénéfice. Je ne compte pas abandonner », explique-t-elle.

Ce départ modeste lui permet aujourd’hui de subvenir à certains de ses besoins et d’envisager l’avenir avec plus d’espoir.

Pour Arlette, l’entrepreneuriat représente bien plus qu’une simple activité économique. C’est aussi une manière de se construire une place dans la société.

« La vie entrepreneuriale est une lutte quotidienne pour réussir et avancer, même si c’est avec un petit bénéfice chaque jour. Attendre uniquement un emploi de bureau n’est pas toujours la meilleure solution. L’entrepreneuriat nous offre une seconde chance, car nous créons nous-mêmes notre place dans la société », conclut-elle.

Dans une ville comme Bukavu, où les opportunités d’emploi restent limitées pour de nombreux jeunes, un capital de 100 dollars peut ainsi devenir un levier de dignité et d’autonomie, permettant à certains de transformer les difficultés en opportunités.

Bénite Kajibwami

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