• mer. Mai 13th, 2026

Violences armées à l’Est de la RDC: CICR assiste près de 12.000 personnes vulnérables en Ituri

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En Ituri, les conflits et violences armés maintiennent les populations civiles dans un cycle meurtrier où des milliers de personnes souffrent dans le silence. Pour réduire leur vulnérabilité, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a distribué des vivres à près de 12 000 personnes de retour chez elles, après avoir fui des attaques armées et tout abandonné pour se mettre à l’abri. 

Dans le territoire de Djugu, chefferie de Mambisa, chaque famille a reçu des biens indispensables au quotidien tels que des ustensiles de cuisine, du savon ou encore des couvertures, ainsi que des vivres pour combler les besoins d’un mois. Revenues après avoir fui une série d’attaques armées et d’incidents violents au mois d’août.

Les conséquences pour la population sont immenses, se traduisant par des pertes en vies humaines, des blessures, des déplacements massifs, des violences sexuelles, des mauvais traitements, le recrutement d’enfants et la perte de leurs maisons et autres moyens de subsistance. Les civils paient le prix fort et subissent le plus lourd tribut de cette violence et du manque du respect du DIH et des principes humanitaires.

Les conflits et violences chroniques ont affaibli la résilience des communautés et réduit leurs accès aux biens et services essentiels.

L’accès aux soins est réduit alors que le nombre des blessés par armes croît du fait de l’exacerbation des violences. Les structures de santé situées dans les zones affectées par les attaques et les violences peinent à fonctionner normalement et ne peuvent assurer une prise en charge adéquate des malades et blessés. Certaines structures ont été attaquées et pillées et une partie du personnel soignant qualifié a fui. La plupart connaissent des ruptures de stocks d’intrants médicaux et un manque d’équipement. Les blessés sont obligés de parcourir de longues distances pour trouver des soins adéquats.

« Le CICR soutient plusieurs structures médicales dans les territoires de Djugu et Irumu. Nos équipes y constatent une baisse du nombre de consultations médicales pour les femmes et enfants, principalement à cause de l’insécurité qui limite l’accès des populations à ces structures », souligne Alfred Wadie, chef adjoint de la sous-délégation du CICR à Bunia.

La plupart des gens craignent de se faire tuer en se rendant dans leurs champs situés dans des zones où sont présents des porteurs d’armes. La majorité étant agriculteurs, cette situation les empêche de cultiver et aggrave le manque de nourriture. Environ 1,5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire dans la province selon des chiffres des Nations Unies.

En parallèle, l’afflux massif de personnes déplacées internes aggrave la pression sur les infrastructures liées à l’eau et le manque de ressources adéquates crée des tensions au sein des communautés. Dans les lieux de déplacement comme dans des quartiers urbains, en familles d’accueil, ou dans des sites de déplacés, l’approvisionnement en eau demeure insuffisant, obligeant certaines familles à recourir à des sources d’eau non traitées, avec des risques accrus de maladies hydriques.

Rédaction

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