Chaque 2 novembre, le monde rend hommage aux journalistes tués ou réduits au silence dans l’exercice de leur métier.
En effet, proclamée par l’UNESCO en 2013, cette journée a vu le jour suite à l’assassinat des reporters français Ghislaine Dupont et Claude Verlon au Mali, symbole tragique des dangers que courent les professionnels des médias.
Selon l’UNESCO, plus de 1 600 journalistes ont été tués depuis 2006, et dans près de 90 % des cas, les auteurs ne sont jamais traduits en justice. Cette impunité alimente la peur et réduit au silence ceux qui défendent la vérité.
En Afrique comme ailleurs, la liberté de la presse reste fragile. En RDC, des organisations telles que Journaliste en Danger (JED) rappellent l’urgence de protéger les journalistes et de garantir des enquêtes impartiales sur les crimes commis à leur encontre.
« Défendre les journalistes, c’est défendre le droit de chaque citoyen à être informé », souligne l’UNESCO.
Cette journée rappelle que sans presse libre, il ne peut y avoir de démocratie véritable. Ainsi, un monde meilleur est un monde où les journalistes sont libres de s’exprimer sans peur d’être menacés par ceux que la vérité dérange.
Bénite Kajibwami
