Privées de leurs terres ancestrales depuis leur déguerpissement du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), les communautés pygmées font face à une précarité croissante. Eric Bagalwa, secrétaire des peuples autochtones pygmées, appelle les autorités et les partenaires à faciliter l’accès des femmes et des filles pygmées à des terres cultivables et à des moyens de subsistance durables.
Selon lui, l’absence de terres prive ces femmes de la possibilité de cultiver et de contribuer à la sécurité alimentaire de leurs familles, tout en accentuant leur vulnérabilité économique et leur exclusion sociale.
Pour remédier à cette situation, Eric Bagalwa plaide pour l’acquisition de terrains destinés à ces communautés ainsi que pour un appui financier permettant de développer des activités génératrices de revenus.
Il estime que ces initiatives contribueraient à renforcer l’autonomie économique des femmes pygmées, à améliorer les conditions de vie des familles et à réduire les inégalités sociales.
« Donner aux femmes pygmées un champ à cultiver et des moyens de subsistance, c’est leur offrir une chance de vivre dignement et de contribuer au développement de la société », déclare-t-il.
Ce plaidoyer s’inscrit dans la lutte pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones pygmées, qui réclament le respect de leurs droits fondamentaux et une meilleure prise en compte de leurs besoins.
Par Prince Assumani, correspondant rural
