L’Union nationale des travailleurs du Congo (UNTC) au Sud-Kivu réaffirme son engagement en faveur de la défense des droits des travailleurs, malgré un contexte marqué par l’insécurité, la fermeture ou la délocalisation de plusieurs entreprises et organisations dans la province.
Réunis en assemblée générale le jeudi 17 septembre 2026 dans la salle Aquarius 2, à Uvira, une cinquantaine de participants ont pris part aux échanges, de 10h30 à 14h00.
Dans son exposé, le secrétaire permanent de l’UNTC/Uvira, le camarade Bruno Bwanga, a présenté un état des lieux de la situation syndicale. Il évoqué la question liée à la fermeture ou à la délocalisation de certaines structures, ainsi que les difficultés liées à la retenue des cotisations syndicales par certains employeurs. Il a également cité la mise en congé technique de certains travailleurs, notamment à la Sucrerie du Kivu.
Malgré ces difficultés, l’UNTC entend poursuivre son action en faveur de l’amélioration des conditions de travail. Le syndicat a notamment appelé l’Inspection du travail à renforcer le suivi des situations vécues par les travailleurs.
De son côté, le président provincial de la Délégation syndicale de la DGDA, le camarade Pascal Mburugu, a présenté les principales recommandations issues du quatrième Congrès extraordinaire de l’UNTC, tenu à Kinshasa en décembre 2025. Les travaux avaient notamment porté sur les orientations stratégiques, la restructuration interne et la modification des statuts. Le nouveau slogan retenu est : « L’UNTC encore, l’UNTC toujours ».
La secrétaire provinciale interprofessionnelle du Sud-Kivu, Ghislaine Civava Kwinja, a, pour sa part, appelé les membres à préserver l’unité et la solidarité au sein du syndicat. Elle a également plaidé pour la restauration de la paix, soulignant le lien entre le contexte sécuritaire et les conditions de travail.
Présente à cette assemblée, l’inspectrice du travail, Mme Jeanne CibalOnza, a rappelé les principales missions de son service, notamment conseiller, concilier et contrôler. Elle a encouragé les travailleurs à saisir l’Inspection du travail en cas de difficultés ou de violation de leurs droits.
Les participants ont enfin soulevé plusieurs préoccupations, notamment la situation des agents restés à Bukavu malgré les ordres d’évacuation, les conditions de déploiement de certains travailleurs ainsi que certaines décisions administratives jugées peu claires.
Par Elie Munike David
