À Bukavu, les acteurs humanitaires ont célébré la Journée mondiale de l’aide humanitaire autour d’un message commun : malgré les défis sécuritaires et les difficultés d’accès, l’engagement à sauver des vies doit rester intact.
La célébration, organisée le 19 août 2026 à l’Université Évangélique en Afrique (UEA), a réuni des milliers d’acteurs humanitaires, des étudiants de différentes universités de Bukavu ainsi que plusieurs organisations et plateformes humanitaires du Sud-Kivu.
Coordonnée par OCHA, sous-bureau Sud-Kivu-Maniema, représenté par Roger Kumande, la célébration a réuni les trois grandes plateformes humanitaires actives dans la province : le SYOHFC, dirigé par Amazing Light for Women/RDC et représenté par Mireille Mbuyi Kabangi, le ROHNAL, dirigé par SOLIFEM et représenté par John Batumike, ainsi que le CCONAT, dirigé par SOFEDI et représenté par Viviane Sebahire.
Au-delà de la commémoration, cette journée a été un moment de sensibilisation sur la protection des travailleurs humanitaires et des civils. Les participants ont rappelé que les attaques contre les hôpitaux, les convois d’aide et les acteurs humanitaires compromettent directement l’assistance aux populations vulnérables.
Plusieurs interventions ont permis d’aborder les principes humanitaires, le droit international humanitaire, les défis de l’aide humanitaire, la PSEA ainsi que la localisation de l’action humanitaire.
L’un des messages forts de la journée a été celui de l’unité dans la diversité. Agences des Nations unies, ONG internationales, nationales et locales ainsi que les organisations communautaires travaillent avec des approches différentes, mais poursuivent une même finalité : sauver des vies.
La célébration s’est clôturée par une visite des stands d’exposition des différentes organisations humanitaires, offrant aux participants un aperçu des actions menées au bénéfice des communautés.
Dans un contexte marqué par de nombreux défis dans l’Est de la RDC, cette journée a ainsi rappelé que la solidarité, la protection et la coopération restent au cœur de l’action humanitaire.
Par Elie Munike
