La Société civile, forces vives, noyau communal d’Ibanda, dénonce la hausse des tarifs du transport en commun sur le tronçon Panzi–Kamagema–Essence–Place de l’Indépendance, ainsi que la présence de mineurs au volant des motocycles de type « bajaj ».
Dans une interview accordée à notre rédaction, le président de cette structure citoyenne, Murhula Macumbiko, affirme que cette situation est observée principalement aux heures de pointe, le matin et en fin de journée, lorsque les habitants se rendent au marché de Kadutu, au centre-ville ou regagnent leurs domiciles.
Il explique que si le coût du transport est fixé à 500 francs congolais en journée, plusieurs conducteurs exigent jusqu’à 1 000 francs congolais aux heures de forte affluence, une pratique qu’il qualifie d’illégale.
Selon lui, cette augmentation des tarifs viole l’arrêté du maire de Bukavu réglementant le transport en commun, lequel fixe le prix de la course à 500 francs congolais sur cet itinéraire, quelle que soit l’heure de la journée.
Murhula Macumbiko s’inquiète également de la présence de jeunes de moins de 18 ans au volant des bajaj. Il estime que cette situation accroît les risques d’accidents de la circulation et d’embouteillages, ces conducteurs mineurs ne maîtrisant pas suffisamment les dispositions du Code de la route.
Face à cette double préoccupation, la Société civile d’Ibanda appelle les autorités urbaines ainsi que les services chargés de la régulation du transport à renforcer les contrôles sur cet axe et à sanctionner les conducteurs et exploitants qui ne respectent ni les tarifs officiels ni les dispositions légales régissant la conduite des véhicules de transport en commun.
Marie-Thérèse RIZIKI
