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Choléra à Sange : MSF réduit de 90 % les cas dans la zone la plus touchée du Sud-Kivu

ByElie Munike

Fév 20, 2026 #MSF
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À Sange, dans le Sud-Kivu, Médecins Sans Frontières (MSF) a réduit de 90 % le nombre de cas de choléra après huit semaines d’intervention d’urgence. Cette épidémie, la plus sévère dans la zone depuis cinq ans, a été aggravée par le dysfonctionnement des points de captage d’eau, l’accès limité à l’eau potable et un système de santé fragile. Les mouvements massifs de populations fuyant les conflits armés qui ont également favorisé la propagation de la maladie, touchant plus de 800 personnes.

Le manque d’accès à l’eau potable a obligé les habitants à consommer de l’eau de rivière ou de canal non traitée, favorisant la contamination. Tanishaka, un agriculteur de 48 ans, et Gisele, une fillette de trois ans, font partie des patients pris en charge par MSF. « C’est une eau sale, mais par manque d’eau, nous la consommons car nous n’avons pas d’autre solution », confie Busimé, mère de Gisele. Selon Mamadu Diallo, responsable médical MSF, « en raison de la présence de groupes armés, il était impossible d’accéder aux points de captage dont le système de filtrage était obstrué ».

Pour contenir l’épidémie, MSF a mis en place plus de 50 points de chloration d’eau et soutient les centres de traitement de l’hôpital général de Sangé et de Ndunda. L’organisation collabore avec la communauté pour nettoyer les points de captage et former la population aux gestes d’hygiène et à la prévention du choléra. « Le libre accès aux points de captage d’eau potable reste la priorité pour éviter toute reprise », souligne Edwige Bagula, coordinatrice médicale MSF.

Les déplacements constants de populations accentuent le risque de propagation, les habitants étant souvent contraints de vivre dans des conditions précaires et insalubres. Fin janvier, une explosion dans la ville a même contraint MSF à évacuer temporairement son équipe d’urgence, qui continue néanmoins ses activités à distance. Grâce à ces mesures combinées, l’épidémie est désormais sous contrôle, mais la vigilance reste essentielle dans cette zone endémique.

Elie Munike David

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