• mer. Mai 13th, 2026

Mudusa : exploitation des pierres, sécurité des habitants et droits des enfants menacés

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La Société Civile Forces Vives du groupement de Mudusa, situé dans le territoire de Kabare, exprime de vives préoccupations face à l’exploitation des carrières de pierres de Kalangwe et Nyangulube, qu’elle qualifie d’irrégulière et dangereuse. Dans une déclaration publiée le 18 février 2026, cette structure citoyenne met en garde contre les risques que ces activités feraient peser sur les habitants et sur la route reliant les deux villages.

Selon la société civile, plusieurs alertes auraient déjà été adressées aux autorités compétentes, sans qu’aucune réponse concrète et durable n’ait été apportée. Elle évoque des travaux menés sans encadrement approprié ni respect des normes de sécurité, entraînant des excavations à proximité immédiate des habitations et du principal axe de communication.

D’après ses observations, ces creusements fragiliseraient le sol et pourraient provoquer des éboulements ou l’effondrement du chemin. La structure redoute également l’apparition de fissures dans les maisons voisines, des glissements de terrain ainsi qu’une dégradation progressive de l’environnement local.

Autre sujet d’inquiétude soulevé : la présence présumée d’enfants sur les sites d’exploitation. La société civile affirme que des mineurs seraient impliqués dans ces travaux, les exposant à des dangers liés aux éboulements, aux accidents et à l’inhalation de poussière. Une situation qu’elle considère comme une atteinte grave aux droits de l’enfant.

Outre les risques physiques et environnementaux, l’organisation évoque un climat d’insécurité sociale croissante dans cette partie du groupement de Mudusa, alimenté par l’absence de contrôle et de régulation des activités extractives.

Face à ce qu’elle qualifie de situation préoccupante, la Société Civile Forces Vives appelle les autorités territoriales et provinciales à agir rapidement. Elle réclame notamment la suspension des activités jugées illégales, l’interdiction formelle du recours aux enfants dans les carrières, la sécurisation du tronçon routier menacé ainsi que l’identification et la poursuite des responsables.

Estimant qu’une intervention rapide pourrait éviter un drame humain et matériel, la structure citoyenne affirme sa détermination à poursuivre son plaidoyer en faveur de la protection des populations locales et du respect des normes en vigueur.

Rédaction

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