Plus de 75 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le monde peine toujours à garantir les libertés fondamentales. Entre atteintes à la vie privée, inégalités persistantes et restrictions de libertés, le constat reste préoccupant.
Dans de nombreux pays, les principes consacrés en 1948 demeurent fragiles. Les violations de la vie privée explosent avec l’usage massif des réseaux sociaux. Les photos intimes diffusées sans consentement sont devenues monnaie courante, une réalité dénoncée par Manimani Iragi, étudiante à l’Université Catholique de Bukavu :
« Le droit à la vie privée n’est vraiment pas respecté », observe-t-elle, rappelant que ces pratiques brisent des vies et exposent des victimes souvent sans recours.
L’un des droits les plus fondamentaux: l’accès à l’éducation reste lui aussi largement compromis. Dans certaines régions, une grande partie de la population n’a toujours pas accès à l’école, en particulier en zones rurales.
« Beaucoup n’ont pas cette chance d’être éduqués, ce qui montre que ce droit n’est pas du tout respecté », déplore-t-elle.
Le même constat s’applique à la liberté d’expression et au droit à un travail équitable : des travailleurs sous-payés malgré des efforts considérables, et des femmes qui n’osent pas prendre la parole, de peur d’être jugées ou réduites au silence.
En réalité, les droits de l’homme ne sont pas seulement violés par manque de volonté ; ils le sont aussi par ignorance.
« Ignorer ses droits conduit inévitablement à leur non-respect », souligne Manimani Iragi, appelant à une sensibilisation plus large des populations.
Pax Chanwa
