À l’approche de la rentrée scolaire, un phénomène remarquable anime les rues de la ville de Bukavu : des jeunes, sillonnent les quartiers pour vendre des produits tels que les savons et les baraphes, dans le but de subvenir à leurs besoins scolaires.
Depuis le mois de juin, ces jeunes entrepreneurs ont trouvé dans la vente ambulante une réponse concrète aux défis économiques auxquels font face leurs familles. Avec des prix accessibles : trois baraphes à 500 francs congolais, trois savons Bébé à 1 000 francs ou encore un savon à 400 francs, ils parviennent à générer des revenus pour se préparer à la rentrée.
« Nous avons décidé de vendre ces produits pour ne pas arriver à la rentrée les mains vides. » explique Jean Mushagalusa.
Les objectifs de ces jeunes sont clairs : acheter les objets classiques pour l’école, s’habiller, se procurer des uniformes ou encore des fournitures essentielles.
Cependant, l’activité n’est pas sans défis. Les jeunes déplorent les embouteillages fréquents dans la ville, qui nuisent à leur mobilité, font tomber leurs marchandises et mettent en danger les piétons. Ils appellent les autorités locales à une meilleure organisation de la circulation et à plus de sécurité dans les zones de forte affluence.
« Nous avons besoin de soutien pour notre épanouissement et notre sécurité. Un encadrement adapté pourrait vraiment nous aider à aller plus loin », souligne Patrick .
Ces initiatives démontrent que les jeunes entrepreneurs, même à petite échelle, peuvent s’habiller, se préparer à la rentrée et couvrir leurs besoins secondaires grâce à leur travail.
Pax Chanwa
