Selon le communiqué de Médecins Sans Frontières (MSF), les conditions de vie s’aggravent dans la ville de Bambo, au Nord-Kivu, refuge fragile pour des dizaines de milliers de personnes fuient la ville suite à la gravité rapide de la violence, de la crise humanitaire, des pénuries alimentaires, etc…
Entre mai et juillet, le nombre de déplacés dans la ville a presque doublé, dépassant 51 000 personnes et représentant désormais plus de 80% de la population de Bambo.
Les besoins humanitaires de la population de la ville, qui ne cessent de croître, sont immenses. Beaucoup vivent dans des lieux de vie surpeuplés avec un accès limité à l’eau potable, à l’assainissement et à des articles ménagers de base tels que des ustensiles de cuisine ; certains ne trouvent pas d’abris ; et la faim augmente. Le prix des haricots sur le marché local a doublé et les rares personnes qui trouvent du travail gagnent généralement moins d’un dollar par jour en travaillant dans les champs.
Cette structure médicale fournit des soins essentiels à environ 3 700 personnes chaque semaine, mais les besoins dépassent largement les capacités actuelles. L’instabilité persistante continue de provoquer des déplacements massifs dans le territoire de Rutshuru.
« Des interventions urgentes sont nécessaires non seulement dans le secteur médical, mais aussi dans des domaines essentiels comme l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la distribution alimentaire et l’hébergement. Sans une action globale dans ces domaines, le risque d’épidémies continuera d’augmenter » François Calas, chef des programmes MSF au Nord-Kivu.
Par Elie Munike David
