Le 11 mars de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale de la plomberie, un métier consistant à installer, entretenir et réparer les systèmes de canalisation qui transportent des fluides à l’aide des tuyaux, tubes, vannes, robinets…
Alors que ce noble métier a permis à plusieurs de subvenir à leurs besoins, certains n’en voient pas l’importance. Soit par peur soit par honte tout simplement.
Ashuza Gabriel, un jeune plombier qui a une expérience de 5 ans dans le métier, explique que ce travail demande beaucoup de courage, de la détermination mais aussi la maîtrise des techniques spécifiques car il produit beaucoup de bénéfices.
« La plomberie pour moi c’est une passion, je me sens à l’aise quand je l’exerce. Je gagne ma vie grâce à ça et je ne manque de rien. Je peux conseiller aux jeunes comme moi qui négligent ce métier de ne pas se limiter sur les dires des gens mais de se lancer et découvrir par eux-mêmes comment ce travail rend heureux mais aussi de savoir que dans le monde actuel, c’est le travail manuel qui fait vivre, on ne peut pas espérer avoir un travail bureautique pour toute la vie mais le travail manuel c’est pour toujours. » dit-il.
D’un autre côté, Emmanuel Shalukoma, journaliste considère que les inconvénients sont plus importants que les avantages en terme de plomberie.
« Malgré sa rentabilité financière, la plomberie compte plusieurs risques professionnels comme l’exposition aux matières dangereuses telles que : le plomb, le dioxide de soufre, l’amiante, les moisissures, les adhésifs, les solvants, la brasure et autres matières toxiques ou cancérigènes. Voilà les causes de mon désintérêt, je pense que ça serait une façon de réduire mes chances de survie » regrette-t-il.
Ainsi la plomberie serait un métier qui comporte plusieurs risques comme tant d’autres métiers de construction, il est à pratiquer avec prudence.
Aussi, cette journée se veut être une journée de réflexion et d’encouragement pour les jeunes qui aspirent à un avenir meilleur et à une réduction du taux de chômage dans les communautés.
Marie-Thérèse RIZIKI
