C’est dans le but d’adapter et d’offrir à l’hôpital Général de Référence de Bukavu un cadre adéquat pour la prise en charge des blessés de la guerre du M23 que ces bâtiments seront réhabilités. La cérémonie de lancement s’est déroulée ce mercredi 18 décembre 2025 à l’HPGR de Bukavu.
L’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu étant pleinement impliqué dans la réponse et l’assistance en lien avec la dynamique conflictuelle en RDC en général, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu en particulier à travers l’admission des blessés par armes, bénéficiera de deux blocs réhabilités ayant une capacité suffisante pour faciliter le traitement équitable à tous les blessés par balle. C’est plus particulièrement, les blessés des combats au Nord-Kivu qui se sont rapprochés sur la zone limitrophe du territoire de Kalehe.
L’hôpital de Ndosho au Nord kivu qui accueillait ces blessés a ete débordé à cause de faible capacité d’accueil. C’est ainsi que dans le cadre de la mutualisation des ressources, les blessés ont commencé à être transférés à Bukavu pour désengorger l’hôpital de Ndosho et permettre l’admission de nouveaux blessés.

Et même à l’HPGRB n’a pas d’espace suffisant pour contenir tout le flux des blessés qui arrivent chaque jour. Il ne dispose que de 50 lits à cet effet.
C’est ainsi que des nouveaux espaces et locaux ont été vite identifiés par les responsables de l’Hôpital pour espérer accueillir tous les patients transférés, mais malheureusement ces nouveaux sites n’avaient pas les standards et les commodités requis. Le nombre de blessés est rapidement monté passant en quelques jours de 80 à 94 patients hospitalisés fin février 2024. En réponse à ce problème, le Comité International de la Croix Rouge note qu’après la réhabilitation de ces 2 bâtiments, la capacité d’accueil passera de 50 à 120 lits . Et dans les jours à venir, une possibilité d’extension à 150 lits sera possible.
Il sied de signaler que, ces infrastructures permettront de relever la qualité de l’environnement de l’hôpital et pourront servir à long terme à gérer d’autres situations d’urgences humanitaires.
Emmanuel Shalukoma
