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Débat sur la révision ou le Changement constitutionnel, la société civile et les mouvements citoyens du Sud-Kivu donnent leur position

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Au cours d’un point de presse organisé ce jeudi 05 décembre 2024 dans la salle Concordia, le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu et les mouvements citoyens ont décidé de briser le silence sur le changement de la constitution.

Après analyse, ces structures ont fait le constant suivant:

Sur le plan paix et sécurité à l’Est, la situation ne cesse de se détériorer en Ituri, au Nord-Kivu avec des impacts négatifs et multiformes sur la vie de Sud-Kivuciens. C’est par exemple les récents affrontements qui ont eu lieu dans les hauts plateaux de Minembwe entre les FARDC et le groupe armé Twikwaneo faisant 5 blessés graves , le vol des vaches, la violation du cessez le feu convenu dans le cadre de la feuille de route de Luanda. Cette violation est l’œuvre du M23 qui ne cesse de conquérir les territoires dans la province du Nord-Kivu.

« Partant de cette situation, on se demande de ce qui manque à notre gouvernement afin d’appuyer nos FARDC et les Wazalendo au front , le processus de Luanda est uniquement géré par la présidence de la RDC et le gouvernement sans associer le parlement qui représente le peuple » regrette la présidente de la société civile du Sud-Kivu, Néné Bintu.

Elle ajoute que la participation active de la société civile dans ce processus préoccupe moins les dirigeants alors que ce processus devrait tenir compte des aspirations du peuple à la paix, à la justice et à la stabilité du pays.

La société civile dans sa diversité s’interroge sur l’exécution du plan des opérations convenu entre la RDC et le Rwanda le 25 novembre 2024 et qui s’écarte de la feuille de route conclue en novembre 2022.

Partant du changement de la constitution, la société civile montre que ce débat est inopportun au vue de la situation actuelle que traverse le pays. La constitution actuelle ne prévoit pas des mécanismes de changement mais celui de la révision (cfr article 218 et 219).

« C’est irresponsable d’amener le chef de l’État actuel à la dérive dictatoriale que l’UDPS a combattu plus de 30 ans en voulant à tout prix déverrouiller l’article 220 qui limite le nombre et la durée de mandat du chef de l’État à 5 ans, renouvelable une fois » explique madame Bintu.

La société du Sud-Kivu dans sa diversité refuse ce plan considéré comme ennemi de la RDC et qui nourrit sans cesse le projet de balkanisation pour compromettre l’unité et la cohésion sociale.

Par la rédaction

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