• mer. Mai 13th, 2026

Numérique et paix : Internet pourrait-il contribuer à la paix ?

Spread the love

À Bukavu comme ailleurs, Internet fait aujourd’hui partie du quotidien. Les réseaux sociaux, les plateformes d’information et les outils numériques influencent nos conversations, nos opinions et même nos relations avec les autres. Pourtant, lorsqu’on parle d’Internet, beaucoup pensent d’abord aux fausses informations, aux conflits en live sur TikTok ou encore aux discours de haine.

Dans une région comme l’Est de la RDC, marquée depuis des années par l’insécurité, les tensions communautaires et les crises sociales, le numérique peut parfois aggraver les divisions, mais il peut également rapprocher les populations, sensibiliser les jeunes et encourager le dialogue. C’est dans ce cadre que l’organisation Women in Peace and Governance a lancé son projet « AMBASSADRICES NUMÉRIQUES POUR LA PAIX » car il est plus que temps que le Sud-Kivu s’approprie les réseaux pour en faire un outil de paix.

« Les médias traditionnels doivent penser à s’adapter aux nouvelles tendances numériques et à intégrer l’intelligence artificielle afin d’élargir leur audience » nous dit Esther Ndihano, présidente de l’organisation.

Par souci de sensibilisation, l’organisation a initié une formation à laquelle plusieurs femmes ont pris part. Facilitée par madame Claudiana Bagayamukwe, jeune femme entrepreneure dans le digital, la formation a été dispensée sous forme de discussion entre les participantes afin d’avoir leurs avis et de les instruire sur l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux qui prennent de plus en plus de l’ampleur.

«  Les jeunes femmes utilisent très peu les réseaux pour parler de paix. Nous voulons qu’elles aillent au-delà de la simple consommation. » dit-elle.

Elle ajoute qu’internet est aujourd’hui un vrai influenceur des mentalités, ainsi une voix bien utilisée peut apporter du changement dans la société.

C’est pourquoi l’éducation au numérique devient essentielle. Les jeunes doivent apprendre à vérifier les informations, à communiquer avec respect et à comprendre l’impact de leurs publications. Construire la paix à l’ère numérique demande donc non seulement un accès à Internet, mais aussi une responsabilité collective.

Bénite Kajibwami

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *