La culture a toujours occupé une place importante dans la vie quotidienne des Congolais. Entre danses traditionnelles et musiques modernes, festivals et spectacles d’humour, elle bénéficie aujourd’hui d’une place centrale dans la société. Pourtant, une carence se fait remarquer : les femmes y sont peu représentées ou, du moins, n’y occupent qu’un espace limité.
Avec la multiplication des activités culturelles rassemblant des publics de tous horizons, la faible participation des femmes devient de plus en plus visible.
Kathia Amina, actrice culturelle locale, estime que l’art et la culture peuvent servir à bâtir une communauté et à promouvoir de bonnes valeurs.
« Je viens d’une famille d’artistes et je suis moi-même prestataire culturelle. Pour moi, la culture peut servir de moyen pour encourager les bonnes valeurs. Je n’ai pas attendu qu’on me fasse une place, j’ai préféré m’imposer », explique-t-elle.
Elle évoque toutefois les obstacles auxquels les femmes font encore face dans ce secteur.
« Il arrive parfois qu’on me retire de certains marchés, car ils estiment ne pas connaître mes capacités dans des métiers considérés comme réservés aux hommes. Et c’est dommage ! », ajoute-t-elle.
Pour elle, la culture est faite pour tous et les femmes ont tout autant droit à leur place. Elle encourage ainsi les femmes à innover et à s’imposer davantage.
« À Bukavu, il existe des opportunités, mais il faut que les femmes innovent et se positionnent sur la scène culturelle. Beaucoup ne sont pas informées de ces opportunités, mais avec une bonne sensibilisation, il est possible de les faire connaître », affirme-t-elle enfin.
Si les opportunités existent, il reste essentiel d’encourager l’innovation et de soutenir davantage les femmes afin qu’elles s’imposent pleinement sur la scène culturelle locale.
Bénite Kajibwami
