Dans le but de lutter contre l’expansion des violences sexuelles dans un contexte marqué par une paix précaire, le Mouvement National des Survivantes des Violences Sexuelles (MNSVS) a organisé, ce mercredi 28 janvier 2026 à Bukavu, une journée d’atelier de plaidoyer axée sur l’écoute, l’analyse et l’action collective.
Dès les premières heures de la matinée, les participantes se sont réunies dans un esprit de solidarité afin de faire face à l’impunité persistante. L’atelier a débuté par un accueil suivi de l’adoption d’un code de conduite garantissant un cadre sûr, inclusif et respectueux. La désignation symbolique d’un intendant, « chef du village », a rappelé l’importance du leadership communautaire dans la lutte contre les violences sexuelles.
La Coordinatrice nationale du MNSVS, Mme Aline Kanega, a présenté la vision, la mission et le rôle du Mouvement dans la mobilisation des survivantes à l’échelle nationale. Cette intervention a été complétée par la présentation du projet mis en œuvre en partenariat avec la Fondation Panzi, exposée par M. Roger Buhendwa, précisant les objectifs et les stratégies de prévention et de réponse aux violences sexuelles.
Les échanges se sont poursuivis avec un exposé thématique facilité par Mme Jolly Kamuntu, portant sur l’analyse des causes structurelles de la recrudescence des violences sexuelles à Bukavu, ainsi que sur l’identification de pistes concrètes de prévention et de plaidoyer. Les discussions ont été approfondies après la pause-repas, favorisant le partage d’expériences et la réflexion collective.
La journée s’est clôturée par une session d’évaluation et de questions-réponses, au cours de laquelle les participantes ont formulé des recommandations pour renforcer le processus de plaidoyer. Cette première journée a ainsi posé les bases d’un engagement collectif fort, affirmant la volonté des survivantes de transformer leurs voix en un levier d’influence durable contre les violences sexuelles à Bukavu et au-delà.
Rédaction
