Depuis 2003, le 10 Septembre de chaque année marque la journée mondiale de prévention du suicide. Une journée proclamée par l’International Association for Suicide Prevention (ASP) en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé.
L’objectif principal est de sensibiliser le public et de briser le silence sur la question du suicide. Le thème triennal actuel ( 2024-2026) est “changer le discours sur le suicide”
Selon un rapport de l’OMS sorti en 2021, Huit-cent mille personnes meurent chaque année par suicide, soit une personne toutes les quarante secondes dont la plupart sont des jeunes.
Pour cette année, l’organisation « STOP AU SUICIDE » a organisé un café de presse où différents journalistes ont été outillés sur la question du suicide. L’objectif de cet échange était de faire comprendre aux journalistes le suicide et ses implications mais également comment protéger en discernant les signaux des personnes suicidaires.
« Nous avons pensé sensibiliser les journalistes car ils sont le quatrième pouvoir. Ils sauront transmettre les messages, ils sauront prévenir et indiquer aux gens où aller si besoin. » nous dit Lumière Singay, présidente de l’organisation à Bukavu.
Elle a martelé sur la nécessité pour les journalistes d’aller voir un psychologue ou un expert en santé mentale pour éviter que les problèmes auxquels tout journaliste est exposé ne deviennent source de dépression et conduire au suicide.
Il est de coutume en Afrique en général et plus particulièrement à Bukavu de blâmer les jeunes suicidaires.
Cette journée vient ainsi mettre en lumière qu’il est important de développer un discours différent dans les communautés et d’ouvrir le débat sur les mesures à prendre pour améliorer la santé mentale des jeunes.
Bénite Kajibwami
