Dans une lettre adressée aux membres du conseil de sécurité tant provincial que national, ainsi qu’aux représentants des organisations internationales ce mercredi 12 février 2025, la société civile du Sud-Kivu alerte sur les risques de violence dans les jours à venir dans la ville de Bukavu.
Soulignant la progression croissante de l’ennemi vers le Sud-Kivu et craignant un bain de sang suivi d’un déplacement massif des populations, la société civile s’inquiète des risques de pertes en vies humaines dans la ville de Bukavu comme cela a été le cas lors de la prise de la ville voisine de Goma.
« Nous ne voulons pas que la même situation qui s’est produite à Bunagana, à Goma et dans le territoire de Kalehe soit identique dans notre ville de Bukavu » déclare-t-elle.
Dans cette lettre, la Société Civile a également manifesté son inquiétude par rapport à la capacité des forces armées de la république démocratique du congo (FARDC) à protéger les populations civiles en cas d’affrontements dans la ville de Bukavu et ses environs.
« Si les forces ou les moyens ne nous permettent pas d’assurer la protection des civils, nous pensons qu’il ne serait pas sage d’engager des affrontements si une fois l’ennemi fait son entrée dans la ville de Bukavu »
Dans le même esprit, Mgr François-Xavier Maroyi Rusengo, Archevêque de Bukavu aurait déjà lancé le même appel et aurait exhorté aussi les parties en conflit de cesser les hostilités en privilégiant le dialogue et la négociation.
La situation explosive à l’Est de nécessite urgemment que les autorités prennent conscience pour que la paix soit instaurée éviter le pire dans les jours à venir.
Emmanuel Shalukoma
