Lors de la clôture de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme au Sud-Kivu ce 10 décembre, les organisations féminines ont participé à une activité ce mardi 10 décembre 2024 dans les enceintes de l’auditorium de la femme située à Labotte, ville de Bukavu.
Au cours de cette activité, Jacqueline Ngengele, cheffe de Division du genre, famille et enfant a présenté les avancées et résultats obtenus en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles du Sud-Kivu qui sont majoritairement victimes.
« Les violences basées sur le genre ne se limitent pas aux violences sexuelles, plusieurs autres formed sont perpétrées en RDC. C est notamment les violences domestiques, les mariages forcés et précoces, la privation des ressources, la maltraitance, les interdits alimentaires aux femmes, le contrôle marital, le non accès des femmes à la terre, le mariage consanguin, le harcèlement, etc … Plus de 98 pourcent des femmes sont victimes selon la base des données du ministère national du genre, famille et enfant » rapporte -t-elle.
Les violences sexuelles et basées sur le genre ne sont pas seulement perpétrées à l’est de la RDC où sévissent les troubles politiques, des guerres et rébellions.
Selon elle, quatre raisons expliquent l’importance de ce fléau en République Démocratique du Congo, il s’agit de normes sociales et culturelles, le trouble et l’instabilité politique que le pays a connue et dont les effets perdurent jusqu’à ce jour, la pauvreté des victimes et l’impunité des auteurs.
La lutte contre les violences basées sur le genre se justifie à cause de graves conséquences qui en résultent pour les femmes victimes. Parmi ces conséquences il s’agit de la transmission et contamination des infections sexuellement transmissibles, le VIH/Sida, la perte de confiance en soi, la grossesse et enfant non desiré, la déshumanisation et exclusion par la famille et la société…
A en croire Faustin Mayani, ministre provincial du genre, la fin de la campagne de 16 jours coincide avec l’anniversaire de la déclaration universelle de droits de l’homme célébré ce 10 décembre de chaque année. 2024.
La prise en compte des questions du genre constituerait l’outil opérationnel pour la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre pour la croissance et la réduction de la pauvreté en vue de soutenir efficacement la réalisation et l’atteinte des objectifs du développement durable en République Démocratique du Congo.
Par Élie Munike David
