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Atelier de KJN à Birava : les journalistes et correspondants ruraux formés promettent de porter haut la voix des femmes sur la terre et l’héritage

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L’organisation Karibu Jeunesse Nouvelle (KJN) a clôturé, mercredi 12 août 2026, une session de formation destinée à 14 journalistes et correspondants ruraux à Birava, dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu.

Organisée durant trois jours, cette formation a porté notamment sur les droits fonciers, le droit de la famille et les droits des femmes à la terre et à l’héritage. Elle visait à renforcer les connaissances des professionnels des médias afin qu’ils puissent mieux informer et sensibiliser les communautés sur les droits des femmes.

À l’issue de la session, les participants ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les connaissances acquises dans leurs différents milieux. Ils se sont engagés à contribuer, à travers leurs reportages et leurs actions de sensibilisation, à faire connaître les droits des femmes et à lutter contre les pratiques coutumières rétrogrades qui continuent de favoriser leur marginalisation.

Pour Aline Zuba, présidente du noyau KJN Nkonde et correspondante rurale de la Web Radio KJN, cette formation répond à un besoin réel dans les communautés.

« Cette formation est d’une grande utilité, au regard de l’importance des matières abordées sur les droits fonciers, le droit de la famille et les droits des femmes », estime-t-elle.

Elle promet de relayer ces connaissances auprès de la population afin de contribuer à faire comprendre que l’accès à la terre et à l’héritage constitue un droit pour les femmes au même titre que pour les hommes.

De son côté, Prince Asumani, correspondant de la Web Radio KJN dans le territoire de Kabare, appelle à multiplier ce type d’initiatives et à les étendre à d’autres territoires du Sud-Kivu où les femmes continuent de faire face à des violations de leurs droits.

Pour les participants, le rôle des médias apparaît ainsi essentiel dans la transformation des mentalités. À travers une information régulière et des contenus adaptés aux réalités locales, les journalistes et correspondants ruraux peuvent contribuer à déconstruire les préjugés et à promouvoir une meilleure connaissance des droits des femmes au sein des communautés.

Cette session de formation rappelle ainsi que les femmes et les hommes disposent des mêmes droits en matière d’accès à la terre et à l’héritage, et que leur respect constitue un enjeu majeur pour une société plus équitable.

Par Emmanuel Shalukoma

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